Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Le médicament dit "pour guérir plus vite" a fait son effet. Une belle fatigue généralisée. Je n'accompagne pas Mimique visiter des sites pittoresques en voiture. Je reste à l'auberge, bercé par les gestes des filles qui travaillent. Elles semblent ne jamais s'arrêter, ou alors quand je dors. J'aime la lenteur de leur corps, elles font tout avec une assurance, une absence du moindre doute qui m'enchantent, leur manière d'utiliser l'eau, la transvasant d'un seau à l'autre.
De toute la journée, j'aurai traîné de mon lit à la cour ou je prenais le soleil. A part une petite promenade ce matin dans la vieille ville, je n'aurai vu cette région qu'à travers un microcosme dont je sais que je garderai un souvenir tres agréable.
Bizarrement, le seul livre que je lis est un récit de guerre. Ceux de 14, de Maurice Genevoix, que j'ai trouvé sur une étagère dans un café de Lijiang. Je n'avais pas beaucoup de choix, mais je ne le regrette pas : le style direct de son écriture, décrivant jour après jour la galère des tranchées, donne un éclat balsamique aux joies arrachées, ainsi qu'aux beautés de la nature. De lire ce que vivaient les poilus, franchement, rien de tel pour alléger votre peine.