Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Le voyageur, lui aussi, pense à sa retraite, par moments. Il lui arrive de se demander ce qu’après demain sera fait. Un homme peut organiser une vie égoïste et solaire pendant des dizaines d’années, mais il faut presque espérer que je meure avant soixante-dix ans. Et même, franchement, quel genre d’argent vital pourrai-je gagner après soixante ans ? On m’a dit, à l’époque où les Français de France débattaient sur un projet de loi concernant les retraites, qu’il existait en France un revenu minimum vieillesse, qui garantissait la survie, même pour ceux qui, comme moi, prenaient du bon temps à Nankin toute leur vie. Est-ce vrai ? Cela ne m’étonnerait pas de mon pays, dont je défends, illustre et diffuse la culture, avec mes petits moyens, mais avec enthousiasme, sans relâche tout le long de ma vie. Alors ainsi, la France m’accepterait à nouveau en son sein malgré une vie passée hors les murs, à ne payer aucun impôt, à ne rien cotiser, à apprendre d’autres langues, à un âge où je ne serai pas en mesure de lui apporter beaucoup d’énergie, non vraiment, qu’on ne me dise pas que ce n’est pas un pays aimable.
En parlant de retraite, ma maman, fraichement sortie de la vie marchande, est arrivee en Chine. Allez, ma mere, on va bien rigoler dans l'empire du milieu.