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Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.

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La mère du voyageur

La présence de la mère pourrait devenir encombrante, à cause de la psychanalyse vulgarisée qui voit des mères partout et qui voit un problème psychologique chaque fois qu’elle voit une mère. Le voyageur, pourtant, peut décider d’ignorer la vulgate freudienne et faire confiance au lecteur lambda pour savoir raison garder.

Inclure sa mère dans le voyage, cela avait quelque chose de piquant. Les voyageurs sont souvent loin de leurs parents, voire en situation de rupture avec eux. D’autres décident d’arrêter leurs voyages, ou culpabilisent d’en être éloignés. Un voyageur, par définition, n’est pas un bon fils. Inventer une histoire de voyage où l’homme nomade a l’occasion d’accueillir sa mère retraitée dans ses incertitudes géographiques, voilà ce qui motivait ce chapitre. Le récit d’un fils ingrat qui devient un bon fils sans rien renier de son mode de vie précaire.

Il fallait profiter du fait que les amoureuses fussent provisoires et interchangeables. Dans les périodes de la vie où le voyageur vit avec une femme de manière quasi maritale et fidèle, la mère doit disparaître.

Les psychologues à deux francs prétendent d’ailleurs que le voyageur ne se fixe nulle part ni sur aucune femme pour ne pas trahir, ou abandonner sa mère. Le voyageur voit surtout dans ce discours surfait la puissance d’un modèle normatif qui tend à s’imposer : hors du mariage, de la famille et de l’emploi salarié, pas de salut.

Dans un autre livre, le voyageur inclura son père, voyageur lui aussi.

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G
Tu oubliais Ecuador, mais, pardonne-moi, tu oubliais surtout Un barbare en asie! je considere le chapitre Un barbare en Chine comme le plus beau texte ecrit sur la Chine par un non sinologue.
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F
Ah oui , c'est vrai  , j'avais oublié "Ecuador" ! J'en suis resté au personnage de Plume qui m'a beaucoup marqué. Bon disons que je suis comme "l'Homme de la Pampa" de Supervielle , mais la pampa de Paname alors !Bises aux cambodgiennes de ma part !François
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G
Bien sur, Francois, que tu as raison. Qund je dis "le voyageur", c'est avec l'ironie du pasticheur. Je ne crois evidemment pas qu'il y ait une specifite des gens qui voyagent, et encore moins de superiorite d'aucune sorte.<br /> Maintenant, Michaux a voyage bel et bien, il ne faut pas l'oublier.
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F
Je suis assez d'accord avec toi sur le "discours normatif" dont tu parle sur cet article. Mais  pourquoi ceux qui n'y sont pas sensibles seraient-il forcèment des voyageurs ou des nomades ? Les sédentaires qui comme moi n'ont pas la chance de manger en compagnie de superbes cambodgiennes "voyagent" quand même par la pensée ou le rêve (sur le modèle d'un Michaux par exemple ) et ne rentrent pas pour autant dans les catégories , Travail , Famille , Mariage... 
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