Lisant le joli livre de Catherine Cusset, New York journal d'un cycle, qui entremêle les promenades à vélo et les questions de cycles menstruels, je m'aperçois qu'un journal de Nankin pourrait avoir avoir sa place dans la collection qui accueille ce texte.
Il s'agit de la collection "Traits et Portraits", dirigée par Colette Fellous qui, si je ne m'abuse, produit aussi l'émission "Carnets nomades" sur France Culture.
Une collection qui propose des auteurs d'un incroyable pédigrée. Outre Catherine Cusset, on y trouve jean-Christophe Bailly, Pierre Guyotat, Jean-Marie Le Clézio, Richard Millet, Marie N'Diaye, le fameux Voix off de Denis Podalydès, et j'en passe. Des gens très célèbres et qui se sont déjà fait un nom. "Traits et Portraits" n'est certes pas un lieu de découvertes de nouveaux talents.
Bah, Nankin en douce n'est qu'un blog et le restera sans doute. Mais les rêveries passagères qui consistent à l'imaginer renaître sous forme de livre ne sont pas inutiles. Elles permettent de s'y rendre de temps en temps, de corriger des pages, de réécrire des passages, d'opérer des brins de toilette.
Et puis, je m'aperçois que dans la masse de livres publiés chaque année sur la Chine, il n'y a pas de récit un peu intimes et un peu réflexifs sur une ville de province. Les livres qui nous sont proposés sont généralement des essais, des guides, des reportages, et sont le fait de brillants personnages basés à Pékin ou Shanghai, et qui font des incursions dans le pays. Ceux qui ont vécu dans le pays, loin des côtes et du pouvoir, restent souvent muets.