Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Relu Plateforme de Houellebecq. C’est toujours aussi drôle. En revanche, je m’aperçois combien son esprit négatif, dépressif, faussement lucide vient d’une seule et même posture intellectuelle. Il parle de manière théorique, c’est ce qui rend ses observations drôles, mais d’un point de vue toujours non philosophique. Il est sans cesse noyé dans un langage sociologique (les groupes humains ont tendance à se subdiviser en sous groupes bla bla bla) ou sociobiologique (un homme regarde un crabe : un mammifère devant un crustacé, etc.) Il ne trouve du sens à rien car, précisément, il est enfoncé jusqu’au cou dans les courants de pensée qui ne se posent pas la question du sens et qui méprisent la philosophie.
Au fond, Houellebecq est un bon exemple de ce que le déterminisme peut produire comme pensée et comme mode de vie. De toujours voir les choses comme déterminées, par un environnement social, par la psychologie, par l’ethnie, par l’économie… ca rend triste.
Se dire qu’on est heureux parce qu’on réalise un équilibre entre ses besoins biologiques, une certaine reconnaissance sociale, une satisfaction libidinale et ses besoins affectifs, ce n’est pas faux mais c’est tellement insatisfaisant pour l’esprit qu’il ne faut pas s’étonner de recevoir un retour de manivelle. Faire un peu de philosophie pour échapper à cette tristesse.