Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
C’est un opéra classique, très long et très bien construit, avec du désir, de l’amour, des histoires de pouvoir, de trahison, de guerre, de dieux tutélaires et de personnages célestes, de mort, de pertes et de retrouvailles. Tout y est, comme chez Homère ou dans nos tragédies classiques.
La troupe de Suzhou, parce qu’elle est de Suzhou, bénéficie de grasses subventions (le Kunqu vient originairement de Suzhou, alors le monde Chinois suppose que cette troupe est plus authentique) grâce auxquelles elle a mis au point tout un dispositif scénique plus spectaculaire que ne l’est, normalement, le Kunqu. Il y a une scénographie, des lumières, des figurants et même une sonorisation.
Souvent, les spectacles de Kunqu sont « sous-titrés » en chinois moderne car la prononciation est très différente de celle d’aujourd’hui. Or, cet opéra est aussi sous-titré en anglais, une aubaine pour moi synonymes de tournées internationales. C’est la première fois qu’il est joué sur le continent. Jusqu’à présent, il n’a été présenté qu’à Taiwan. Pour les huiles de Guomindang.
La sono grésille, crépite, parfois s’arrête, mais les chanteurs ne se démontent pas, on les entend encore bien. Bien sûr, les puristes soupirent, toute cette machinerie pour un opéra malgré tout intimiste, ça les exaspèrent un peu, mais le voyageur n’a que faire de la pureté, il profite d’une interprétation moderne, faite pour briller et résonner. La machinerie n’empêche pas les gens de partir. Après l’entracte, la salle s’est vidée d’une moitié d’elle-même.
Malheureux déserteurs, ne savent-ils pas que c’est après l’entracte que les scènes les plus belles ont lieu ?