Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
A la grande époque de Nankin, dans le quartier des plaisirs, autour du temple de Confucius, les courtisanes, les prostituées, avaient un savoir exceptionnel, elles savaient tout faire, chanter, danser, jouer de plusieurs instruments, calligraphier, composer des poèmes et des peintures. Elles étaient des artistes supérieures, dans tous les domaines du corps. L’acte sexuel, on n’en sait rien. Ce que l’on sait, les mille actions délicates d’un préambule infini, c’est la technique d’un art de la lenteur, de l’enveloppement du désir, d’une montée qui semble ne pas avoir de plafond.
La question de savoir si elles étaient libres, ou non, de coucher avec l’homme qui payait, devient secondaire. Est-ce qu’un artiste est jamais libre de ses actes, de toute façon ?