Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Le sens moral d’un opéra comme Le Palais éternel mérite d’être pensé. C’est une œuvre de moraliste qui s’adresse directement aux hommes de pouvoir, au cœur même de leurs fêtes et de leurs délices, pour leur rappeler leurs devoirs, leurs responsabilités devant le peuple. Le plaisir, le divertissement de la cour n’éludaient pas les réflexions morales et politiques. Il s’agit, en partie, d’une peinture de la décadence d’un régime, ce que n’était pas la dynastie Qing, au dix-huitième siècle.
Je me demande aussi s’il n’y aurait pas une critique voilée de la dynastie Tang de la part des Qing. Les Tang, c'est l'apogee de la Chine, le classicisme absolu, la plus grande reference culturelle et historique. Les Qing, dont je rappelle qu'ils sont Mandchous, veulent peut-etre rivaliser, ils en ont les moyens. Ils mettent sur scene un empereur Tang faible et incapable pour, tout en s’appropriant la culture et l’histoire chinoise, dire qu’eux sauraient faire durer l’Empire, qu'ils materaient les velleites de revoltes et qu'ils n’oublieraient pas de se surveiller.