Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Beaucoup de rues, lorsqu’elles sont assez étroites, offrent le spectacle coloré de salons de coiffure se transformant en lupanars de fortune. Eclairés aux néons et guirlandes rouges, c’est tous les jours noël dans la vie des jeunes femmes qui vous attendent en jouant aux cartes ou en discutant. Certains soirs, le voyageur n’a pas peur de s’avouer qu’il irait bien mener une petite investigation, dans ces bordels de poche, poussé par un désir tout balzacien d’en savoir plus sur les dessous de la comédie humaine. C’est un fait qu’il y a des populations qui attirent plus que d’autres les journalistes et les observateurs de la vie moderne.
Alors, moi aussi, je me dis parfois que je vais faire mon petit reporter. Mais voilà, la fille en aurait bien vite à mon argent, et moi j’en aurais à ses jambes nues, quelle que soit la profondeur de mon intérêt pour son arbre généalogique, ou pour ses opinions sur la croissance économique de la Chine.
Le mieux serait peut-être de faire passer l’acte sexuel en premier lieu et d’amorcer une conversation par la suite. Mais est-ce possible ? L’homme n’a-t-il pas le désir de fumer une clope, tranquille, dans la nuit, une fois qu’il s’est vidé les couilles ?
Comme le disait Albert Camus, il n’y a pas d’issue.