Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.

Publicité

Le temple Qixia et la Falaise des Mille Bouddhas (3)

Je vis deux jeunes filles monter les escaliers, d’un air assuré, vers la salle de prière. L’une d’elles tenait une bouteille d’huile à la main. La même huile que celle qui est dans ma cuisine. Guidée par un moine, elle versa le contenu de la bouteille dans les « vasques à bougie » (le diable si je sais comment s’appellent ces lampes à huile sacrées.)

                            

Le plus beau se situe derrière le temple, la Falaise des Mille Bouddhas. Depuis le cinquième siècle après JC, des grottes ont été creusées dans la roche, qui abritent des statues de Bouddhas par centaines. Si on ne fait pas attention, on tourne de la petite colline qui se dresse devant soi. Elle seule vaut le déplacement, avec ses sculptures, ses diseurs de bonne aventure cachés dans les grottes, son Bouddha gigantesque datant de plus de mille ans, ses petits escaliers.

                                                  

Mais il ne faut pas oublier d’emprunter le tout petit escalier, sur la gauche, entre la colline et le temple, qui mène à la forêt, un chemin dallé monte en serpentant dans la montagne pour retrouver, plus loin, d’autres grottes, d’autres sculptures, d’autres lecteurs d’avenir. Un moine à la robe jaune surveille tranquillement, assis sur un rocher. Parfois, il saute d’un rocher à l’autre, comme un jeune singe, et prend des poses de bonze en affrontant le vide.

Ici, nous sommes dans un autre monde, un monde de grottes, de cavernes. Les pèlerins montent pour voir tous les Bouddhas, ils montent jusqu’au sommet, d’où ils dominent les environs.

                                                             

Ils peuvent aussi élire leur caverne préférée, celle qu’ils vont fleurir et décorer de fruits, de boîtes de biscuit. Dans ses Mémoires, John Fante raconte comment, enfant, il s’était choisi un Saint, ignoré de tous, un pauvre Saint méprisé que personne ne priait plus. Il pensait que s’il était seul à lui demander de l’aide, le Saint serait touché et redoublerait d’efforts pour intercéder en faveur du futur écrivain. Le voyageur peut rêver à quelque chose d’analogue, sur la Falaise des Mille Bouddhas. On imagine bien un pauvre enfant escalader la montagne et prier devant une minuscule grotte à l’écart de toutes les autres, qui serait un peu la sienne. Si j’étais ethnologue, j’irais demander aux pèlerins si de tels phénomènes sont pensables chez les bouddhistes. 

                                                    

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
"Si j'etais ethnologue". Tu le dis souvent. C'est plein d'ironie, ca, non ?  
Répondre
F
Et oui , nous sommes tous un peu ce pauvre enfant priant devant sa miniscule grotte...(Et c'est vrai que c'est bien dommage que tu ne sois pas ethnologue !)<br />  Enfin bon, BONNE ANNEE A TOI et que la Chine réalise toutes tes prières,<br /> François
Répondre
C
Dommage que tu ne soi pas ethnologue, on en apprendrait des choses sur les chinois. Bon, on peut seulement appeler les connaisseurs lecteurs de ce blog de commenter et de donner leurs opinions. A vos claviers.
Répondre