Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
La musique française s’exporte bien, en Chine. On a déjà parlé de l’Hélène d’Hélène, je m’appelle Hélène, mais elle n’est pas seule. Un autre nom illustre des muses hexagonales est ici révéré à l’égal de Mozart et de Berlioz : Richard Clayderman.
Le goût profond des Chinois pour la musique sirupeuse a trouvé en ce divin blondinet un héros de rêve qui s’adresse au cœur de leur âme romantique, qui leur parle de jeunesse éternelle, de beauté évanescente, de vie idéale telle que les nouveaux riches veulent la vivre, cloîtrés dans des résidences de luxe gardées par des statues de Venus et de Jupiter.
Que dis-je, Mozart et Berlioz ? Clayderman est bien plus apprécié qu’eux. Mozart n’est toléré que dans les sonneries de téléphone, ou dans une chanson actuelle d’un groupe de jeunes filles qui se déhanchent en plaquant des paroles sur un remix de la symphonie n°7. Et Berlioz, n’en parlons pas, sa musique et son tempérament sont une insulte à l’idéal de douceur qui s’impose dans tous les lieux publics.