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Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.

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La moindre des choses

En parlant de Gombrowicz, j’ai étudié avec mes étudiants un documentaire, l’autre jour, où des fous jouent une pièce de lui, Opérette. Un superbe documentaire de Nicolas Philibert, dont j’ai choisi un extrait de quinze à vingt minutes que les étudiants ont regardé plusieurs fois.

Les questions que je leur pose, par écrit d’abord, sont parfois de l’ordre de la compréhension orale, mais j’aime bien m’échapper de l’aspect purement linguistique des choses et demander aux étudiants de réfléchir sur des questions de montage, de choix esthétiques ou autres.

J’étais ravi de pouvoir leur présenter Gombrowicz, pour qui je voue un culte depuis que j’ai lu Cosmos, et ravi de pouvoir leur demander de commenter cette phrase, tirée d’Opérette, et dite par un fou, tandis que l’image montre un plan large du château de la Clinique de Laborde : « Quand les choses humaines sont à l’étroit dans les mots, le langage éclate. »

 

Proximité de la démence et de la poésie. (Une amie psychiatre, à qui j’avais prêté Cosmos, m’avait dit que c’était un livre qui pouvait rendre fou, ne me dites pas que ça ne vous tente pas.)

L’un des plaisirs d’être prof, et en particulier d’être lecteur de français à l’université, c’est qu’on n’a aucun programme et qu’on peut parler de tout ce qui nous plaît. La seule limite, c’est l’intérêt des étudiants. La règle non écrite est qu’il est interdit de les ennuyer. A cet égard, je m’aperçois, en écoutant les étudiants, que j’ai échoué sur tel ou tel point. Quand je les entends dire que le cinéma français est difficile à comprendre, je me dis que pour qu’ils continuent de proférer de telles fadaises, c’est que leur prof d’audio-visuel n’a pas été à la hauteur. Et ce prof d'audio-visuel, naturellement, c'est moi.

Mais si un seul étudiant retient le nom de Gombrowicz, et qu’un jour il parvient à en lire un livre, n’aurai-je pas mérité d’être pardonné ? 

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