Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Depuis la fenêtre de ma chambre, je vois, outre le bâtiment d’hébergement des étudiantes, et par-delà les terrains de tennis, un immeuble qui attire mon regard de plus en plus chaque jour. De style international, il s’élève dans une belle distribution de volumes simples. Bien rythmé, asymétrique mais équilibré, élégant, il est discret et ne lasse pas le voyageur qui baye aux corneilles, comparable en cela à un costume gris anglais. La façade est percée de longues fentes, ou failles de lumières, à quoi répondent des lignes de matière. Les teintes s’emboîtent grâce à l’alternance des matières sombres, claires et transparentes.
Les seules couleurs se trouvent en bas, à hauteur du cinquième étage : le blason rouge de la Chine Populaire, les quatre étoiles dorées entourées d’une couronne de laurier, dorée elle aussi. A quelques pas flotte le drapeau rouge. Il doit s’agir d’un bâtiment officiel, une administration ou quelque chose.
Si le parti promeut dorénavant une jolie monumentalité, moi je dis qu’on se prépare des lendemains qui chantent.