Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Nanda, c’est le diminutif de Nanjing Daxue (Université de Nankin). Agée de plus de cent ans, l'institution se flatte d’être parmi les cinq premières universités du pays. Les étudiants en sont très fiers et possèdent un sens d’appartenance tenace. Ainsi, pour le restant de leur vie, ils seront des Nanda ren, des "Gens de Nanda", ils se reconnaîtront et s’entraideront. Dire qu’on sort de Nanda, je suppose que c’est un peu comme sortir d’une grande école en France.
L’autre jour, une cérémonie de réception eut lieu pour accueillir le personnel étranger. On nous servit un discours qui indiquait en quoi l’université était parmi les meilleures : un sens du patriotisme, un attachement à l’esprit scientifique et une créativité toujours en éveil. C’était les valeurs fondamentales et les raisons de sa réussite passée et future.
Cela tranche avec le sérieux qui a présidé à mon embauche (voir l’article Les conseils de monsieur Fu), un sérieux trempé de désinvolture. Il ne fait pas de doute que la direction sait faire sien le principe taoïste du non agir, quand il entre en écho avec un désir bien compréhensible d’ataraxie.