Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Un roman classique est à lire pour ceux qui aiment l’amour, les femmes et la vie heureuse.
D’après Jacques Pimpaneau, trois traductions différentes sont également excellentes. Quatre mots chinois : Fu Sheng Liu Ji. Des récits délicieux d’un homme avec sa femme, de leurs plaisirs et de leurs peines. Un art poétique du bonheur conjugal. C’est un des plus beaux titres que l’on puisse imaginer pour un livre sur la vie à deux :
Six chapitres d’une vie flottante (traduction de J. Pimpaneau)
Récits d’une vie fugitive (traduction de J. Reclus)
Six récits au fil inconstant des jours (traduction de P. Ryckmans)
Voilà, il faut choisir. On peut, bien entendu, choisir de les lire toutes les trois. Je parle à ceux qui ont du temps, n’est-ce pas ? aux aristocrates de la précarité, comme le sont à la fois les deux personnages principaux de ce roman, et votre serviteur.
Moi, spontanément, je pencherais pour la traduction de Ryckmans qui, sous le nom de Simon Leys, a écrit de superbes essais sur la Chine et des articles passionnants sur la littérature occidentale. Son style subtil et drôle le prédestinait à traduire Fu Sheng Liu Ji.
Le narrateur est le mari, il est peintre et il aime passer du temps avec sa femme, dans de modestes pavillons, au bord des rivières et sur des bateaux, à jouer à des jeux dont le perdant boit une tasse d’alcool de riz. Tout se passe à Suzhou et dans la région, le Jiangsu, à la fin du dix-huitième siècle.
Le plaisir qu’ont l’homme et la femme d’être ensemble n’a d’égale que l’envie de l’épouse d’augmenter la famille d’une nouvelle jeune femme. Ici, comme à l’opéra traditionnel, on perçoit la nature très féminine de la culture chinoise. Le mari proteste, il dit qu’ils ne sont pas assez riches pour avoir une autre concubine. « Mais je l’aime », répond l’épouse. Un ménage à trois se profile, décrit avec humour, tendresse et sensualité, mais sera rendu impossible à cause d’un mariage arrangé qui éloignera la belle prétendante.
Tous les Chinois connaissent cette histoire. Ils peuvent ignorer le nom de l’auteur ou avoir oublié le titre du roman, mais ils ont tous rêvé, ri ou médité à cette histoire d’une épouse qui offre une femme à son mari.