Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Les Chinois qui étudient une langue étrangère ont trois solutions pour pratiquer cette langue : lire à voix haute, parler avec des étrangers, parler avec d’autres Chinois dans l’idiome étudié. La troisième solution a beaucoup de succès. Souvent les étudiants et les professeurs se lancent dans de longues conversations en français. Les premiers temps, on m’expliqua que c’était une nécessité, vu le peu d’étrangers vivant en Chine, et les difficultés d’aller en Europe.
Aujourd’hui, il y a un nombre important d’étrangers à Nankin, au moins une centaine de francophones, mais les étudiants et les professeurs de français perpétuent cet usage du français entre eux. Ils le préfèrent, peut-être, au risque d’aller aborder des inconnus. Il est certain qu’ils évitent, ainsi, toute déconvenue causée par des rencontres hasardeuses.