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Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.

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La puissance immobilière d’un entrepreneur local

Une demie heure plus tard, le bus entre dans un lotissement de villas laides à vomir. Le chauffeur conduit lentement pour nous permettre de voir le détail du kitsch de ces habitations uniformisées. Au micro, quelqu’un nous explique que ce lotissement fut construit par le propriétaire de l’entreprise de brosses à dents. Il a logé la moitié des habitants de son village dans une partie du lotissement, et « il loue d’autres maisons à d’autres personnes ». Même intuitivement, nous ne trouvons plus aucun intérêt à ces informations. Nous sommes là, semble-t-il, pour admirer la réussite et la vulgarité triomphante d’un potentat local, qui a certainement payé le bureau des affaires internationales pour être à ce point au centre de notre voyage. Nous apprenons enfin que son entreprise est la plus grande entreprise privée de la région et que la moitié de la population chinoise utilise ses brosses à dents. On ne sait rien de l’hygiène dentaire de la deuxième moitié de la Chine. 

Je prends la décision de m’échapper du groupe et de continuer tout seul la visite de Yangzhou. Je suis sur le point de détester la Chine. Quelques phrases, entendues ces derniers jours, me reviennent avec une vivacité cuisante : « La race chinoise est la meilleure ». « Non non, il n’y a pas de colonies, ici. La Chine est un pays amical ». « Nous sommes gentils avec les étrangers ». « La culture japonaise est une culture secondaire ». Je me mets au lit dans un sentiment de colère rentrée. Je m’apaise grâce à la lecture et le sommeil, puis je me réveille et pense à des Chinoises charmantes. Leur façon de prononcer des mots chinois au milieu d’une conversation en français, les petites et douces attentions dont elles me gratifient… Leur souvenir me ramène à ce qui est attachant dans ce pays et me fait oublier la Chine officielle, qui est exaspérante, et le discours officiel qui transpire dans les paroles des individus. Les individus, eux, et les œuvres d’art, dans leur singularité, sont irrésistibles.

 

 

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D
 Tu veux dire les « la peinture pop politique « ? Exact à la première vue c’est singulier mais après on ne voit qu’une répétition des sujets qui sont vides de sens. Oui c’est un souvenir à la chinoise mais on commence et, plus terriblement, réussitent à plaire au marché étranger. C’est pour ça que maintenant quand un étranger vient me demander où s’achète une médaille de pentagone rouge ou une veste de l’âge du MAO. Un souvenir amère ici pour une génération peut être un exotisme envers les étranger. Une légèreté innocente.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Quant au discours officiel de l’individu chinois, j’ai l’impression que c’est un cas plus souvent dans une ville moins grande ou ouverte. Un problème de l’étucation et biensûr de la propagande communiste elles se trouvent partout. Déjà devant un étranger, on se met très sérieux , très poli. Le prof dit aux élèves : quand vous parlez avec un étranger, vous devez XXXXX, parce qu’à ce moment vous représentez<br /> la Chine.<br />  On doit défendre la dignité du pays et ne pas lui faire du mal». A ce propos, je me souviens qu’il y a plus de 10ans , chacun maitrise bien ses paroles.<br />  <br /> <br /> C’est la magique de<br /> la Chine.<br />  <br />
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