Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Un premier jour de travail, dans un nouveau lieu, c’est toujours grisant. Je suis monté au septième étage de l’institut des langues étrangères de l'Universite de Nankin, une demie heure avant mon cours, pour prendre le pouls, m’imprégner de l’ambiance du lieu. C’est l’étage où j’avais eu mon entretien d’embauche, où se trouve la photocopieuse, ce genre de choses. Je fis rapidement le tour de l’étage, qui n’eut rien à m’offrir. Je descendis alors au quatrième étage où je devais avoir cours.
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C’était un autre monde. Autant le septième étage était propre, distingué, autant le quatrième était délabré. En travaux, dirons-nous. Comme j’avais oublié le numéro de ma salle de cours, je visitai un peu. Les couloirs étaient encombrés de gravats, d’escabeaux, de morceaux de bois. J’entendais, depuis l’intérieur des classes, parler espagnol. J’entrai dans des salles, au hasard, où de jolies étudiantes étaient assises et attendaient je ne sais quoi. Peut-être mon cours ? Je demandai si elles attendaient leur cours de français. Elles répondirent qu’elles ne savaient pas. Je les remerciai et partis du bâtiment. Je rentrai chez moi pour vérifier quelle était ma salle.
Les étudiants sont déjà excellents en français, ils font peu de fautes, nous passerons l’année à écrire, quoi de plus beau ?
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