Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Le campus est investi, dès cinq heures du matin, par une population entre deux âges qui y fait ses exercices. Sur le stade de foot, on fait du Taiji.
On danse par couples devant le bâtiment des affaires étrangères. C’est une expérience réjouissante, de, mal réveillé, voir ses couples s’essayer à la valse avant la journée de travail. Il m’arrive d’être en retard et, tout en pressant sur mes pédales, je me dis que ces vénérables danseurs sont dans le vrai. Leurs journées commencent à l’aube, en musique, dans les bras d’un être de sexe opposé, comment les imaginer autrement qu’heureux et en équilibre ? Sur les esplanades des facultés de sciences, on s’ébroue à une sorte de danse rythmée, avec musique disco diffusée par un haut-parleur. Des femmes de quarante à cinquante ans gesticulent dans un sens du rythme discutable, mais ce qui est indiscutable, c’est la joie qui ressort de ces regroupements matinaux.