Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Ma prof de Erhu est encore, le croira-t-on, une jeune et jolie fille. Je commence à craindre que cette suite ininterrompue de jolies filles rende ce blog monotone. Malheureusement, avant d’être vraisemblable il me faut être réaliste, et si l’image de Nankin que l’on retire de la lecture de mes pages semble fictive, inventée, voire fantasmée, c’est peut-être que Nankin regorge de beautés féminines plus que la Finlande de lacs et de forêts.
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Le Erhu est un violon à deux cordes, une vièle, en définitive. D’après Lucie Rault ( La musique de la tradition chinoise, Actes sud) c’est un instrument d’origine barbare, mais depuis longtemps intégré au corpus chinois. Quand ma prof joue, le son est souvent proche de celui d'une flute. Il ressort de ma première leçon que je n’ai aucun don. Le son que je produis est un grincement, tantot grave, tantot aigu, tantot mitige. J’avais déjà tâté du violon, autrefois, et ça n’avait rien donné. Cela devrait-il me faire reculer ? Que nenni. J’avais bien essayé, à plusieurs reprises, d’apprendre le grec ancien, le latin et l’allemand, or que ce fût vain ne m’empêche pas de m’attaquer au chinois. Dans notre apprentissage de la vie, on laisse des choses de côté et on en agrippe d’autres.