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Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.

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Une rencontre litteraire franco-chinoise

En un après midi et une soirée, huit écrivains français et chinois étaient invités à passer sur le plateau de l’Alliance française deux par deux. Le but était qu’ils choisissent et lisent un passage d’un des livres de leur interlocuteur (traduit dans leur langue) et qu’ils en discutent. Naturellement, les huit écrivains n’ont eu que le temps de faire la lecture et de dire une ou deux choses sans importance. Je ne sais pas ce qu’en ont pensé les autres, mais pour moi ce fut une réussite.

J’eus l’occasion de parler avec eux le matin, car on me demanda de les accompagner pour une visite de la ville, histoire de faire la conversation. Moi, la conversation, ça me connaît. Et pas seulement avec des gens de lettres, n’est-ce pas, invitez-moi avec des comptables, des shampouineuses, des informaticiens, je trouverai toujours de quoi les entretenir.

Ce jour-là, quand même, c’était un peu spécial. Il y avait Pierrette Fleutiaux et Philippe Forest. J’avais envie, par avance, de leur dire une ou deux choses. Alors on s’est promené dans la montagne Pourpre et Or, sur les vestiges des tombeaux Ming, sur le site du Mausolée de Sun Yatsen, et j’ai pu me rendre compte qu’ils étaient, chacun à leur manière, de charmants convives, ouverts et réceptifs.

 Les écrivains, souvent, sont emmerdants comme la pluie quand ils parlent de littérature sur une estrade. A Nankin, à part un poète chinois peu connu, ils étaient ravis de ne pas avoir le temps de le faire. Les extraits de livres étaient souvent intéressants et souvent bien lus. En particulier celui de Li Rui, dont la prose était très belle, répétitive et musicale, superbement traduite par Annie Curien. (J’en publierai des extraits sur ce blog, quand je mettrai la main sur son livre traduit en français, Arbre sans vent. Vous y reconnaîtrez une lointaine filiation avec Gherasim Lucas, mais vous aurez tort car Li Rui n’en a jamais entendu parler.)

Les échanges, après les lectures, étaient très courts. Ils étaient néanmoins assez longs pour montrer que les écrivains chinois n’avaient pas capté l’intérêt des livres de Philippe Forest et Pierrette Fleutiaux. Ils ne disaient pas de contresens, mais, peut-être était-ce dû à la traduction, ils n’avaient pas été intéressés par leur lecture. C’est pour cette raison que je dis que c’était un succès. Les écrivains, en ne se rencontrant pas, ont montré combien les rencontres sont difficiles et rares.

 

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G
Patience, dans quelques jours paraitra l'article sur Forest, suivi ou precede d'articles sur Fleutiaux, Bi Feiyu et la poesie en general. Tout cela, evidemment, au milieu d'articles qui n'auront rien a voir.
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B
Comment est Philippe Forest en vrai? Fait-il penser à son homonyme Denis F?Quels rapports peut-on avoir avec un type qui a écrit des choses qu'on aime bien?
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