Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Au téléphone :
« Bonjour, il paraît qu’il y a des billets à prix réduits pour les professeurs de français.
- Oui, tout à fait, vous allez au guichet du théâtre avant six heures quarante, vous dites le nom de Wang Bin et vous devriez payer entre dix et vingt yuans.
- Je dis « Wang Bin », comme ça ?
- Oui, c’est ça, sinon une femme sera là, qui parle anglais.
- C’est elle qui s’appelle Wang Bin ?
- Non, elle s’appelle Liu, mademoiselle Liu.
- Alors, c’est vous, monsieur Wang ?
- Non, non, c’est le nom que vous devez dire pour avoir le prix réduit. »
J’arrive au palais Chaotian, point trop rassuré. Je dis, à voix basse mais avec un semblant d’assurance dans le maintien : « Wang Bin ».
« Ah ! Je sais ! dit le guichetier. Vous êtes français, n’est-ce pas ? Alors, disons, dix yuans, allez. »