Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Macao regorge de banians, ces arbres immenses aux branches qui se transforment en lianes puis en racines. Il n’est pas rare d’en voir au centre d’une place, s’épanouir au point de la couvrir entièrement. L’ombre, sous un banian, doit être plus fraîche que toutes les autres ombres.
Les branches aériennes ont été soigneusement rattachées aux branches et au tronc. Cela leur donne des allures de corps humains aux bras parcourues de nervures et de veines saillantes.
Les arbres sont une grande attraction, pour le voyageur. On pourrait imaginer un guide touristique qui en fasse mention : « Sur le chemin du temple taoïste, vous pourrez admirer un arbre de la famille des ficus dont les racines sont impressionnantes. » Le voyageur reste souvent atterré devant ces racines que rien ne semble arrêter.
J’ai souvent essayé de dessiner, voire de prendre en photo des arbres, mais ça ne rend jamais rien. Je blâme mon manque de talent plastique, mais aussi, je subodore une résistance naturelle des arbres à se laisser représenter. A la différence des fleurs, des animaux, des paysages, des hommes et des constructions humaines.
Les arbres de Macao et de Hong Kong, les banians en particulier, auront été une source d’admiration et de surprise permanentes.