Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Retourné au parc des prunus, dans la montagne Pourpre et Or. Mon idée de départ était de me baigner au lac des Nuages Pourpres, mais l’eau était trop froide, et je ne pus passer devant les arbres sans y plonger. La beauté des fleurs de prunier est encore ravissante, mi-mars, au sens propre du terme, au sens d’une douceur violente qui vous étreint et vous emporte. Moi (je dois peut-être me reprendre et me faire soigner), il m’arrive d’être ému aux larmes devant quelques pétales.
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En fin d’après midi, la lumière du soleil, devenant rasante, donne aux fleurs un duvet, une aura épaisse. L’ensemble est visuellement cotonneux, nuagesque, guimauve. C’en est presque écoeurant, le voyageur croit voir des arbres remplis de « shamallows ». Il n’y avait pas de prunus à l’époque du Paradis sur terre, ils sont trop sucrés pour la vie frugale d’Adam et Eve.
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