Des mini reportages sur la vie et les gens de la "capitale du sud". En marges de l'actualité brûlante pour faire découvrir une Chine tantôt drôle, tantôt poignante.
Dans une salle de repos, en face de moi, une belle femme lit un livre, les jambes croisées. Ses formes, dessinées par une vie ample et emplies d’un grand désir de vivre, l’obligent à se tenir assez droite. Elle a une pose aristocratique, le cou élancé et la poitrine en avant. Les montées de sève printanières me la rendent soudainement idéale. Je compose un poème pour sa beauté, un blason sur ses chevilles.
Elle lève la tête, son regard n’a pas d’expression, elle est calme comme la mer.
Elle se lève, car c’est l’heure d’aller en classe, et se précipite vers la sortie pour que je ne regarde pas ses grosses fesses. Assise, elle était une princesse, debout, les vêtements modernes ne l’avantagent pas. Elle aurait été une beauté à rendre folle la gent masculine, au dix-huitième siècle.